Nom de Zeus ! Retour vers le futur

Retour vers le future

« Nom de Zeus ! Marty ! »
Nous sommes en 1985 (ou plus tard en VHS) et nous découvrons Marty, Docteur Emmett Brown « Doc » et dans le second rôle de l’intemporelle machine à voyager dans le temps: la DeLorean DMC-12.
Rechargez le convecteur temporel, poussez à 88 miles à l’heure et c’est parti pour une plongée dans le making of de la trilogie de Robert Zemeckis.

Retour vers le futur: Le making Of

« Quitte à voyager à travers le temps au volant d’une voiture, autant en choisir une qui ait de la gueule ! »

Sorti en 1985, 1989 et 1990, les films relatent les déboires de Doc et de Marty Mcfly tentant de réparer les paradoxes temporels qu’ils ont eux même engendrés.
Parti de 1985, Marty passera par 1955, 2015 (c’est pour bientôt !) et le Far West en 1885.

Les films regorgent de détails dans les arrières plans, nom d’objet et autres scènes cultes. Il est difficile de mettre à défaut la cohérence de l’ensemble qui, bien mené, nous fera comprendre l’importance du continuum espace temps…Même si on ne pourrait pas le modifier.
Nous y découvrirons tout un symbole de notre jeunesse la Delorean DMC-12: portes papillon (la classe, encore aujourd’hui…quoique…), elle était totalement en acier inoxydable de type 304 et donc non peinte. Elle pétait totalement l’écran et en croiser une dans la rue de nos jours est aussi rare qu’émouvant.
Notez que les si les inconditionnels de la trilogie prieront devant le modèle, les autres se demanderont à coup sur pourquoi vous tournez autour de cette bouse ne valant pas la larme à l’œil coulant le long de votre joue.

L’autre symbole, restera de mon point de vu le Hoverboard ou plutôt l’évolution du skateboard qui traversera les films.

Une belle série de photo du making of des films:

Par contre, on y trouvera des aberrations de traduction: après avoir sauvé son jeune père pervers qui matait sa jeune mère en 1955, Marty de 1985 prendra la place de son père dans le cœur de cette dernière en 1955 (ouch !) et la scène traduite chez nous donnera:

Marty : Où est mon pantalon ?!
Lorraine : Je l’ai mis là … sur mon journal intime. Vous savez Pierre, c’est le premier slip mauve que je vois.
Marty : Pierre, mais … et pourquoi vous m’appelez toujours Pierre ?
Lorraine : C’est bien votre nom ?! Pierre Cardin ! C’est marqué partout sur vos sous-vêtements ! Votre surnom ça doit être Pierrot ?
Marty : Non, tout le monde … m’appelle Marty.
Lorraine : Oh … ravie de faire votre connaissance Pierre … « Marty » … Cardin.

Notre cher Marty Mcfly prendra le nom de Levis Strauss dans la version Espagnol

Alors qu’il sappelle Calvin Klein dans la version originale:

Vaste problème qui doit surtout répondre à des sonorités et connaissances de chaque pays: je vois bien du « Pierre Cardin » en espagnol, ça doit bien sonner et Calvin Klein n’étant pas une marque très connue en France en 1985, on gardera Pierre Cardin.

Lors de sa sortie en 1985, la presse française n’a pas été vraiment tendre, ça sentait l’anti-américanisme à pleine charge:

Première : « Cette mouture comédie s.f.-pop-corn a beau avoir battu des records d’entrées aux Etats-Unis, elle a beau être un pur produit de l’école Spielberg-Zemeckis, on a bien du mal à y voir autre chose qu’une exploitation facile de l’imagerie rock’n’roll et (encore) une glorification un peu bêta de l’Amérique, une ! » (Stella Molitor)

Le Monde : « On accepte ou non, on vibre ou non à cette charge démente concoctée par ces purs cinglés de cinéma que sont ceux de la bande à Spielberg, le producteur du film. Ne projetons pas notre moralisme sur ce conte déchaîné franchement drôle, témoignage paroxystique d’une société qui ne doute de rien. » (Louis Marcorelles)

Le Quotidien de Paris : « Un exploit enchanteur qui s’accompagne aussi d’un retour aux « fifties », très habile, à une ancienne fureur de vivre qui fait rêver aujourd’hui, sans oublier l’hommage au rock et à ses pionniers. (…) Il faut donc saluer l’intelligence des prouesses de la mise en scène, qui ne se résume pas aux effets techniques, aux trucages époustouflants, mais réussit le mariage du style futuriste et rétro comme au temps fabuleux des surréalistes. » (Anne de Gasperi)

Le Matin : « Back to the future, dites-vous ? On a plutôt envie de dire « No Future ». Pour l’instant, entre la guimauve faussement nostalgique et l’hémoglobine communiste, vous n’avez que l’embarras du choix. » (M.P.)

Libération : « … un des plus consternants navets qu’ait produit la bande à Spielberg… (…) « Retour vers le futur » est le ramassis d’images le plus inoffensif que l’Amérique nous ait envoyé depuis des années. Quant à Bob Zemeckis, son amour des mouvements d’appareils pour rien, son manque de temps absolu dans la direction d’acteurs, sa conception hystérique de la mise en scène en font d’ores et déjà le prétendant idéal de Tavernier américain. » (L.S.)

France-Soir : « Retour vers le futur, spectacle agréable et délassant, risque, avec le temps, de devenir un film de référence. » (Robert Chazal)

En lisant tout ça, une chose nous traverse l’esprit:

On se laissera plutôt tenter par l’énorme hommage aux acteurs et films lors du Spike Awards 2010

Ou alors un best of de Bufford Tannen soulignant le travail de continuité de l’ensemble:

Author: Evilspoon

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